L’habit comme une seconde peau. Non pas une peau dessus, mais une peau dedans. L’habit comme un révélateur de ce qui est à l’intérieur, caché du dehors. Un habit qui raconte des histoires de l’intime.
Mes vêtements sont presque nus ou à nu.   Peaux douces ou revêches, ils punissent ou consolent tour à tour. Ils inquiètent, rassurent, attirent ou déconcertent. Ils sont toujours blancs, couleur de la fragilité et du péril, couleur de l'espace libre, dans lequel nous pouvons tous nous projeter, mais aussi couleur symbolique du soin.
Ce sont aussi des vêtements pansements qui pansent et rafistolent nos corps et nos cabosses.

Certains de mes vêtements s’essayent.  Comme la série les couvres-plaies, ils sont aussi prétextes à la rencontre physique, parfois charnelle avec l’autre et son histoire. Avec le spectateur aussi,  qui se prêtent au jeu de l’intimité et de la confidence.

Mes vêtements  nous renvoient, à notre propre carnation, comme un prolongement sans artifice. Corps matériel ou symbolique, reflet de nous-mêmes et de notre histoire.



 

Lancez le diaporama en bas de page pour voir toutes les images.

 
  1    2    3  
Diaporama