Exposition Secondes Peaux
 à la galerie d'art contemporain d'Auvers sur Oise
Avec La Corde du Zèbre
Janvier-mars 2013








Robe d'Alice, 2m80 x 2x2
La Robe d'Alice est une robe démesurée, immense, mais qui n’est cependant pas monumentale. Elle est à la frontière entre l’échelle humaine et l’échelle du fantastique, avec une hauteur d’environ 3m et touchant le plafond. Cette robe rappelle immédiatement le personnage d’Alice de Lewis Carrol, qui fait l’expérience de changer démesurément de taille. Sous cette robe, le spectateur est invité à entrer, car la robe est aussi une cabane, sous laquelle il trouvera une forme suspendue comme un organe (cœur, estomac ?) couvert de l’inscription mangez-moi et remplie de petits gâteaux rappelant celui dans lequel Alice croque et qui provoque son brusque changement de dimension. Le spectateur est donc invité à prendre le risque de manger un gâteau… Cette pièce évoque ce lien très anxiogène entre la forme du corps et la nourriture, lien qui devient ici quasi fantastique. Les gâteaux choisis, les Polvoronès, sont aussi mes gâteaux préférés, ils représentent une forme de tentation suprême et en même temps ils ont la particularité de tomber en miettes quand on essaie de les manger.




Les liens
Ce grand vêtement conçu en deux parties symétriques, est noué devant et au dos, par une centaine de liens, cordons de tissus de couleurs. Ces tissus proviennent directement d’une quarantaine de personnes avec lesquelles j’estime avoir un lien fort, solide ou un lien nécessaire (Lien familial, amical, professionnel…) et qui ont été sollicités pour me faire don d’un morceau de tissu leur appartenant. Au bout des manches, un ruban de liens sera prolongé dans le temps, à mesure que de nouveaux dons me seront faits. Cette pièce est accompagnée d’un livret qui raconte l’histoire de la récolte des tissus, elle interroge les rapports humains, et l'importance capitale des liens que nous avons avec les autres. Sans ses liens physiques, le manteau s'écroulerait puisqu'ils sont situés devant et au dos, formant ainsi une sorte de colonne vertébrale (au sens propre et figuré). Ce grand vêtement en drap blanc brodé, rappelle aussi l'habit sacré. La part de sacré ici n'est donc pas dans le divin mais dans la qualité des relations humaines.











  



Laisser glisser

Cette robe- manteau permet symboliquement de se protéger des mots hostiles. C'est le tissu imperméable qui sert ici de protection car les mots coulent dessus. Trois mots choisis et répétés : Mépris, bêtise et Malveillance.





Sans titre

Ensemble de formes "informes", réalisé en toile de draps et rempli de son, avec à l'intérieur des objets dissimulés et révélés par des images radiographiques . La toile de ces formes au sol, est partiellement couverte de pansements ou de petites traces de plaies, de cheveux, donnant ainsi l’aspect d’une peau humaine. Cette pièce est une réflexion sur le corps, sur le dialogue et la dualité entre l'extérieur et l'intérieur, entre ce qui est caché et visible.


 









Le petit suaire

Cette toute petite robe très fragile d'enfant porte des taches pigmentées et symétriques qui rappellent le saint suaire.






Robe cicatricielle

Cette robe autobiographique est couverte de cicatrices matérialisées par de vrais pansements conservés parfois depuis plus de quinze ans et cousus les uns aux autres. S’ajoutent des points de broderie matérialisant les points de sutures.