Domaine Berson de Meulan, juin-septembre 2015

Handska, artiste plasticienne, vous propose un parcours artistique du voir,  du toucher, du faire, du ressentir. Avec des pièces en intérieur ou au jardin que le spectateur est invité à toucher, caresser... Il peut aussi se cacher sous des robes, déambuler dans une foret de filets à papillons...broder des mots sur une grande robe, dans la bibliothèque...
 
Côté jardin
 

Pour habiter les jardins du domaine Berson, j'ai fait le choix de créer de nouvelles pièces, à la fois fragiles, mais capables d'habiter dans le vent durant quatre mois. Dans le vent, la pluie et le soleil, peut être la tempête, ou encore grignotées par les mousses.... Des pièces qui forcement vont se transformer avec le temps. J'aime cette idée de ne pas savoir à quoi elles ressembleront en évoluant librement au contact de la nature,  comment elles  vieilliront et vivront  indépendamment de moi qui les ai mises au monde.
 
   

Cachettes

Installation de 5 robes suspendues, aériennes, sous lesquelles le spectateur est invité à se cacher.
Imaginer la robe comme une cachette... pour celles qui les portent, mais aussi pour les autres, comme objet de fantasme, de souvenirs de l'enfance, de désir, d'expérience inédite. 


 
   

les captives

Installation de filets à papillon à taille humaine et brodés au fil rouge, dans laquelle, le spectateur est invité à entrer.
 
La question des libertés jalonne mon travail depuis bien longtemps.
Désir ou absence,  peur absolue de la perdre, la liberté apparait souvent célébrée, menacée ou le plus souvent dérisoire, comme une quête un peu vaine.
Aile réparée d'un papillon, ailes de robe dépliables et trop encombrantes, ailes de corset fragile en papier de soie....
Ici la liberté est arrachée aux femmes. Une trentaine de véritables captives dont j'ai cherché la trace. Artistes internées, opposantes politiques, déportées, féministes, otages...femmes enfermées pour sorcellerie, avortement ou homosexualité... Des captivités différentes mais qui chaque fois traduisent la même violence, la cruauté et l'indifférence du système qui capture.

 
Cette pièce fait écho à une autre pièce présentée dans la bibliothèque, Captive, Chemise de pensionnaire brodée de 3096 traits, représentant à la fois les jours d'enfermement tracée par la captive et de petites cicatrices.
 
 
   
 
Habit d'arbres

Installation de tissus brodés et cousus sur des troncs d'arbres.
Ce travail vient prolonger une première série de travaux sur les arbres intitulée Cicatrices. Les blessures des arbres, réellement creusées sur leur tronc se trouvaient prolongées par des cicatrices brodés sur un tissu, pansement où habit cousu sur le tronc.
 
Habiller l'arbre pour mieux d'écouter, pour dialoguer avec l'homme dans ce qu'il a de commun.   Pour  révéler ce qui est caché en lui, ses pensées, ses secrets, ses blessures d'âme.
Côté cour et bâtiment
 
 
Ainsi que d'autres pièces côté cour et bâtiment:
Les broderies cachées, Captive, Réparation d'ailes, Parure d'hiver, Cicatrice....